Les facteurs de risque liés au sans-abrisme

Nos clientes ont été confrontées à plusieurs obstacles, notamment le sans-abrisme, la violence conjugale, l’abus, le traumatisme et la pauvreté. Après avoir obtenu une aide d’urgence (maisons de refuge et services d’intervention en cas de crise), elles reçoivent l’aide d’UWW pour passer à la prochaine étape et en finir avec le cycle de la pauvreté de façon permanente. Il existe des services pour les épauler pendant la gestion de crise.

Toutefois, si aucun effort n’est déployé pour parfaire leurs compétences, renforcer leur niveau de confiance, élaborer un plan de carrière et développer un réseau professionnel, plusieurs demeurent dans des situations précaires. UWW comble cette lacune.

Le programme de formation et le soutien relatif au perfectionnement professionnel qu’offre UWW sont uniques et précis. Ils les aident à aiguiser leurs compétences et à s’appuyer sur leurs réalisations afin de reprendre le contrôle de leur carrière et de croître. Nous présentons aux femmes vulnérables et sans-abris une occasion de trouver un travail économiquement viable et de se construire une carrière à laquelle elles aspirent. Nos clientes deviennent des membres actives et totalement indépendantes de leur communauté.

Veuillez cliquer ici pour mieux comprendre les risques à long terme après le sans-abrisme.

Certains faits sur le sans-abrisme :

Qu’est-ce que le sans-abrisme?

Selon l’organisation National Alliance to End Homelessness (NAEH) : « Toute personne vivant dans la rue ou dans un bâtiment abandonné ou dans tout lieu impropre à l’habitation humaine ou toute personne n’ayant pas de domicile fixe, est souvent appelée « sans-abri ». »

« Dans la loi Stewart B. McKinney Homeless Assistance Act de 1987, le gouvernement fédéral définit comme “sans-abri” toute personne n’ayant pas de domicile fixe et approprié où passer la nuit ou toute personne dont la résidence principale est l’une des suivantes :

  • un lieu temporaire destiné aux personnes sur le point d’être placées dans une institution;
  • tout lieu dont l’aménagement n’est pas conçu pour que les humains y dorment; ou
  • une maison de refuge temporaire supervisée. »*

Cependant, cette définition ne fait qu’effleurer le phénomène, car elle ne tient pas compte des sans-abris qui occultent leur situation, par exemple les loge-trotteurs. Le rapport du Wellesley Institute sur le logement précaire au Canada souligne que même s’il pourrait y avoir plus de 300 000 sans-abris canadiens visibles chaque année, le gouvernement fédéral canadien estime qu’on dénombre 700 000 sans-abris supplémentaires qui cachent leur situation. D’autres font grimper ce nombre à environ 900 000.

Combien de personnes sont sans-abris?

Chaque nuit aux États-Unis, environ 750 000 personnes se retrouvent sans domicile fixe. Au cours d’une année, de 2,5 à 3,5 millions de personnes vivent en situation d’itinérance pendant un certain temps (des jours ou des mois durant). Chaque année, 600 000 familles et 1,35 million d’enfants sont sans-logis, soit la moitié de la population de sans-abris.*

Les causes du sans-abrisme

Il a été déterminé que les raisons suivantes conduisent principalement les gens à devenir sans-abris.**

  • Pauvreté
  • Violence conjugale
  • Chômage
  • Travail peu rémunéré
  • Pénurie de logements abordables
  • Maladie mentale et manque de services nécessaires
  • Toxicomanie et manque de services nécessaires
  • Réinsertion de détenu

L’itinérance est souvent le résultat de plusieurs circonstances. Prenons l’exemple de ces scénarios :

  • Une personne peut avoir un travail peu rémunéré, ce qui rend son logement inabordable
  • Une femme peut fuir un ménage violent et ne pas avoir les moyens financiers pour avoir un logement adéquat
  • Une personne peut être incapable de travailler parce qu’elle souffre d’une grave dépression. Sans les ressources adéquates, cette personne pourrait perdre son emploi, et la pauvreté qui s’ensuit pourrait entraîner la perte de son logement

Qui est sans-abri?

Contrairement à la croyance générale, on estime que le pourcentage des sans-abris toxicomanes ou alcooliques est de 26 % et qu’environ 16 % des itinérants souffrent de maladie mentale. La majorité des sans-abris sont simplement des gens ou des familles ordinaires qui traversent une période difficile. Au cours d’une année, les familles avec enfants forment environ la moitié de la population sans domicile fixe.

La violence et la victimisation chez les femmes sans-abris

Selon Voices of Women de New York, environ 21 % des familles sans-logis et 25 % des femmes sans-abris célibataires sont dans cette situation en raison de la violence conjugale.*** Un sondage américain national a révélé que la violence conjugale est la deuxième raison la plus fréquemment évoquée pour expliquer le sans-abrisme des familles.*

NAEH indique que « même si la violence conjugale entraîne l’itinérance, elle n’est pas toujours identifiée comme la cause première : plusieurs femmes sans-abris en ont été victimes à un moment donné de leur vie. Une étude réalisée au Massachusetts a révélé que 92 % des femmes sans-abris ont été agressées sexuellement ou ont été victimes d’une agression physique grave au cours de leur vie. Dans 63 % des cas, un partenaire intime fut l’agresseur et dans 32 % des cas, il s’agit de leur partenaire actuel ou du plus récent.**

La pauvreté comme cause de l’itinérance

De nos jours, la pauvreté est principalement engendrée par le chômage ou le travail peu rémunéré. Quelque 5,4 millions de familles américaines consacrent plus de la moitié de leur revenu au loyer. Elles sont donc incapables de payer les frais de subsistance de base.* On estime que 13 % des sans-abris dans les grandes villes américaines ont un travail.**

Selon l’organisation NAEH, « Plusieurs personnes travaillent tous les jours de la semaine et ne gagnent pas suffisamment d’argent pour payer le loyer et les factures, sans parler de l’épicerie, des soins de santé, des vêtements de travail, des fournitures scolaires et des autres éléments essentiels. À Washington, D.C., un travailleur touchant le salaire minimum devrait travailler 92 jours par semaine pour avoir les moyens de se payer un appartement d’une chambre à coucher en y consacrant 30 % de son salaire. Un travailleur à temps plein devrait gagner 14 $ de l’heure pour pouvoir louer ce logement. »*

Augmentation de l’incidence des maladies chez les sans-abris

En raison de leur plus grande exposition aux éléments, du stress accru qu’ils subissent et de leur accès restreint à des soins de santé adéquats, entre autres, les itinérants sont évidemment plus touchés par la maladie.

D’après une étude réalisée à Toronto, au Canada, « les sans-abris ayant déclaré avoir subi des blessures liées à la circulation (en tant que piétons) formaient 11,4 % de l’échantillon sélectionné, ce qui est nettement plus élevé que les 2 % signalés au sein de la population totale de Toronto. Environ 8,5 % des répondants ont subi des gelures au cours de la dernière année. »

Dans cette étude, près de 50 % des femmes interrogées ont été attaquées et 43,3 % ont révélé avoir été victimes de harcèlement sexuel ou d’agression sexuelle l’année dernière. Quelque 43 % des participants ont déclaré avoir ressenti une fatigue au cours des 30 derniers jours, contre seulement 16 % de la population torontoise interrogée. « La moitié de l’échantillon a soutenu avoir dormi moins de six heures pendant au moins quatre nuits au cours des sept dernières nuits, souvent en raison des conditions de vie. » Pour la plupart de ces gens, il est impossible de se reposer adéquatement, car ils sont dépourvus d’un endroit fixe et sécuritaire où dormir.****

Les effets psychologiques de l’itinérance

Selon le rapport de Street Health, un très grand nombre de sans-abris ont « subi les effets psychologiques, parfois graves, de l’adversité extrême avec laquelle ils composent quotidiennement. Près du tiers de l’échantillon a révélé que le manque de dignité, l’impression d’inutilité et l’absence de contrôle sur sa propre vie sont “les éléments les plus susceptibles d’affecter la santé d’un itinérant.” Plus d’une personne sur quatre (26,8 %) a envisagé de se suicider au cours de la dernière année. En fait, 7,8 % ont fait une tentative de suicide pendant la même période. Seule la moitié des personnes de notre échantillon a mentionné connaître quelqu’un vers qui se tourner en cas de crise émotive ingérable. »****

* www.naeh.org (National Alliance to End Homelessness)
** http://www.usmayors.org/uscm/hungersurvey/2006/report06.pdf
*** http://www.vowbwrc.org/pdf/AffordableHousing.pdf
**** http://tdrc.net/resources/public/HealthRpt_sec02.pdf